RDC : À l’ONU, Judith Suminwa porte la voix d’un pays en quête de paix et de transformation

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À la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a livré un discours dense, articulé autour des défis sécuritaires, humanitaires et économiques auxquels fait face le pays.

Sur le plan humanitaire, la cheffe du gouvernement a dressé un tableau préoccupant : plus d’un million de Congolais vivent comme réfugiés dans les pays voisins, tandis que près de six millions sont déplacés à l’intérieur du territoire national. Paradoxalement, la RDC accueille également environ 500 000 réfugiés étrangers, illustrant la pression migratoire régionale à laquelle elle est confrontée.

Abordant la question sécuritaire, Judith Suminwa a dénoncé une « guerre d’agression » dans l’Est du pays, pointant du doigt le Rwanda sous couvert de l’AFC/M23, ainsi que les exactions des groupes armés tels que les ADF et la CODECO. Si elle a salué les efforts diplomatiques en cours, notamment les processus de Washington et de Doha, elle a insisté sur les lenteurs observées, affirmant que « pour des millions de Congolais, la paix demeure encore une promesse ». Elle a également appelé à l’application effective des résolutions internationales existantes, sans multiplication de nouveaux engagements.

Sur le plan diplomatique, la Première ministre a critiqué l’application sélective du droit international, évoquant un « droit variant selon la géographie ». Elle a plaidé pour une réforme du système multilatéral afin de garantir une égalité réelle entre les États et renforcer la crédibilité des institutions internationales.

Au cœur de son intervention, Judith Suminwa a aussi mis en avant les ambitions économiques de la RDC. Elle a présenté le corridor de Lobito comme un levier stratégique pour l’industrialisation du pays et a insisté sur la nécessité de transformer localement les minerais critiques. Refusant le rôle de simple fournisseur de matières premières, elle a appelé à bâtir des chaînes de valeur plus justes et responsables, tout en fixant des priorités claires, notamment l’éradication du travail des enfants dans les mines.

En définitive, la Première ministre congolaise a utilisé cette tribune internationale pour alerter, proposer et repositionner la RDC comme un acteur clé dans les enjeux globaux, entre quête de paix durable et ambition de développement industriel.

Le tonnerre

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