Samedi 15 août prochain, dans les premiers temps de l’après-midi, ce sera l’heure de l’ouverture des portes de la 48è édition de la Foire Internationale du Congo Kinshasa.
Annoncé pour samedi 8 du même mois, cette tant attendue 48è édition sera à coup sûr lancée, foi sur plusieurs confirmations, ce week-end 15 août, jour qui coïncide, faut-il le dire à titre digressif, avec la célébration de l’indépendance du Congo Brazzaville ainsi que celle de l’Inde.
Dans l’attente de la dite ouverture, les observateurs les plus curieux se posent des questions autour de ses préparatifs qui devraient déjà se faire voir à travers l’installation des stands voulus, que ce soit de haut standing ou pas, dignes d’une foire dite de la diversification de l’économie nationale.
Pendant ce temps, jusqu’au moment où nous parlons, tous les stands qui se trouvent agglomérés sur la cour foraine de Kinshasa, ne sont que ceux des ténancières et ténanciers de terrasses et restaurants qui sont là de façon permanente et qui ont l’air vieillis, selon qu’ils sont là installés depuis des saisons foraines des années antérieures.
À vrai parler, la Foire Internationale de Ḱinshasa, cette formulation n’étant pas facile à éloigner de nos lèvres, est à l’heure actuelle, transformée, une partie, en agglomérations des terrasses et restaurants ci-hauts évoqués, une seconde partie, en camp militaire et la partie restante, en un quartier turc, avec en son sein un port sec plein de conteneurs, qu’on dit appartenir à l’entreprise MILVEST y installée il y a de cela déjà plusieurs saisons.

Au sujet de sa présence dans « nos » installations foraines, beaucoup sont ceux qui affirment qu’elle est là en charge de la dite reconstruction, alors que jusqu’ici les travaux n’ont même pas connu, à proprement parler, ne serait-ce qu’un semblant de commencement.
Certaines autres personnes que nous avons croisées parmi ceux qui viennent « prendre de l’air » dans des terrasses et restaurants ci-haut localisés, se posent mille et une questions autour de sa présence dans les installations de la Foire de Kinshasa. Une parmi elles, l’air blagueur,, est allée plus loin jusqu’à parler de cette entreprise turque comme étant une entreprise de confection des vestes. L’interviewé, comme dans un « buruyeke », a tiré sa justification dans le fait que la Turquie est l’un des pays du monde experts en matière de confection de costumes.
Pour lui, et selon son entendement, MILVEST, c’est plutôt la forme abrégée de « mille vestes ».
Dans l’autre ordre d’idées, à savoir celui d’ordre officiel, le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, lors de son discours inaugural tenu à l’ouverture de la saison foraine 2025, ayant fait office de sa 47è édition, avait largement parlé d’une passation de contrat qu’il venait de signer avec une entreprise chinoise, dans le même contexte de la tant évoquée reconstruction.
Nous en avons pour preuve de foi, la confirmation, lors de la même ouverture, de son Directeur Général en charge de cette institution foraine placée sous sa tutelle, en l’occurrence Didier Kabampele.
Foi sur ces deux déclarations officielles riches en éloquence, les amateurs kinois des activités foraines s’attendaient déjà à une FICKIN 2026 préalablement remise à neuf, avec ses extensions dans les 25 autres provinces du pays, comme l’avait mis en exergue la parole ministérielle.
L’autre préoccupation que nous avons reçue de la part d’un passant que nous n’avons pas voulu laisser passer inaperçu, c’est celle liée à la présence statufiée du batteur de tam-tam qui n’a plus que l’air, à l’en croire, d’un éléphant blanc. C’est d’autant plus que, l’a-t-il souligné, le coeur du commerce extérieur de la République Démocratique du Congo ne se fait plus battre au rythme de son tambour.
Notre interlocuteur, qui a réquis l’anonymat, propose que ce batteur de tam-tam, qui n’a que trop régné, soit déplacé vers un autre lieu, cas du musée national, et remplacé à la Foire par une autre statue.
L’homme propose une femme en train de vendre comme dans un marché d’un libre échange entre la République Democratique du Congo et ses pays amis, via leurs entrepreneurs respectifs.
La 48è édition de la FICKIN, foi sur sa communication visuelle affichée sur sa première porte, sera donc, faut-il le rappeler, la foire de la diversification de l’économie nationale.
Qui viendra verra !
Saint-Germain Ebengo