La journée d’aujourd’hui était donnée, par une certaine presse alarmiste, comme celle de tous les dangers. La révision de la Constitution faisant craindre des manifestations. Au finish, les députés sénégalais, hormis un petit incident dans l’hémicycle, ont voté à une écrasante majorité la Proposition de réforme portée par des députés du Pastef, parti majoritaire au Sénégal.
Entre Diomaye et Sonko, président de la république et président de l’assemblée nationale, le duel ne cesse de tourner au profit de l’ancien premier-ministre qui occupe désormais le perchoir.
Malgré les predictions d’un lundi explosif, Sonko a, une fois de plus, démontré que c’est lui qui avait la légitimité populaire. » Ils avaient prédit des troubles mais il n’y a rien. C’est nous qui avons le peuple avec nous le peuple et surtout cette jeunesse qui nous accompagne’, a-t-il lâché contre l’opposition et les nouveaux alliés du président sénégalais qui avaient promis de faire sortir le peuple pour bloquer l’assemblée nationale.
Mais avant d’en arriver là, on a frôlé la bagarre entre des députés de la majorité et un élu de l’opposition qui ne voulait pas quitter la tribune, exigeant du président de l’assemblée nationale d’interrompre la plénière. Au geste de leur collègue qui refusait aux autres de prendre la parole, des députées de Pastef, tout autant déterminées, ont voulu le déloger par la force.
Finalement, Ousmane Sonko à dû recourir aux forces de l’ordre pour l’évacuer de l’hémicycle en vertu des dispositions du règlement de l’institutricm parlementaire. A la reprise des travaux, les députés ont pu débattre sur la proposition de révision de la Constitution. Un débat formel puisque la mess était déjà dite. Les députés de Pastef avaient, depuis l’examen des textes en commission, décidé que les amendements proposés par le président de la république devraient être recalés.
Et lorsque après le débat, les textes ont été soumis aux amendements et aux votes, le ministre de la justice qui a lu les amendements du gouvernement, à naturellement essuyé un rejet absolu. Aucun amendement de l’exécutif n’a trouvé faveur auprès des représentants du peuple sénégalais.
Ainsi après le vote article après article, l’adoption de la loi s’est faite à une majorité insolente. Tous les députés qui ont voté ont dit oui. Fort de ce succès, Sonko a rappelé à Diomaye que son changement par rapport aux engagements pris pendant la présidentielle de 2024 ne s’expliquait nullement. » Monsieur, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, il faut transmettre ce message à mon jeune frère, ami et président : nous avons pris des engagements vis-à-vis du peuple, nous sommes tenus de le respecter », a-t-il dit, avec un sourire en coin.
Par ailleurs, il a, en direct, conseillé au président de promulguer la Loi pour éviter une perte de temps inutile.’ ‘Le président a deux choix : la promulgation ou le référendum. Je lui propose de vite promulguer le texte que je vais lui envoyer aujourd’hui même afin d’éviter de tirer le temps en longueur pour ruen », a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements.
La révision de la Constitution sénégalaise d’aujourd’hui avait pour enjeux : la transparence dans la gestion de la chose publique, le non culmul des fonctions de président et de chef de parti, la définition de la Haute trahison concernant le président de la république, la déclaration de patrimoine du président, des ministres, des administrateurs publics mais aussi des responsables des institutions publiques, la place, le rôle et le nombre des membres de la Cour Constitutionnelle appelée à remplacer le Conseil Constitutionel entre autres. Le Pastef a finalement réussi le pari d’imposer son tempo. L’assemblée nationale a prouvé sa force en tant qu’organe législatif qui doit être indépendant de l’exécutif.La démocratie sénégalaise en sort ainsi renforcée grâce au principe de l’équilibre des pouvoirs
Mohamed Mboyo Ey’ekula