L’Alliance citoyenne pour la Patrie, A.C.P. en sigle, est en train de plaider en faveur d’un dialogue qu’elle veut ascendant, allusion faite à celui qui devra partir de la base au sommet, et non du sommet à la base, comme ça a toujours été malheureusement le cas.
Cette déclaration a eu lieu dans le contexte de leur sortie officielle ayant eu pour date la journée de lundi 31 août, et comme cadre : la grande salle du CEPAS, entendez : Centre d’Études pour l’Action Sociale, à Gombe, avec comme point d’orgue : la signature de sa charte fondatrice par les représentants des structures de la société civile venus nombreux prendre part à cette cérémonie patriotique haute en couleurs du pays.

Avec à sa tête Jean-Pierre Lumumba et Carbone Beni, cette nouvelle synergie citoyenne est venue inscrire son action dans la défense de l’intérêt général, mais aussi faire de la participation citoyenne un levier de transformation de la société congolaise, transformation qu’ils veulent basée sur des solutions aux difficultés auxquelles la population congolaise est jusqu’ici confrontée.
À en croire Carbone Beni, il est question pour eux de rompre avec les vieilles logiques de partage du pouvoir qui ont longtemps prévalu dans le pays chaque fois qu’il y a dialogue.

L’ACP est donc venue, faut-il le souligner, mettre un terme à ces pratiques politiques fondées à la fois sur les intérêts particuliers et les négociations autour des postes institutionnels, sous prétexte des dialogues nationaux.
En lieu et place de ces pratiques impopulaires, Carbone Beni, Jean-Pierre Lumumba et alliés sont plutôt déterminés à apporter des réponses concrètes aux préoccupations sociales, économiques et politiques, via un dialogue qu’ils souhaitent à la fois inclusif et conçu non comme une simple rencontre entre acteurs politiques, mais comme un processus devant partir des réalités vécues par les populations.
L’idée, à les en croire, consiste à faire remonter les préoccupations des communautés locales vers les différents niveaux de prise de décision, afin que les grandes orientations nationales prennent davantage en compte les réalités du terrain où vit le souverain primaire.
À travers cette approche de l’Alliance citoyenne pour la Patrie, il est question que soient placées les préoccupations du citoyen congolais au cœur du processus politique.
Ce tant attendu dialogue, du point de vue des tenants de l’Alliance citoyenne pour la Patrie, devrait plutôt permettre, contrairement aux anciennes pratiques, d’identifier les causes profondes des crises en vue de la construction des réponses consensuelles à partir des besoins exprimés par les citoyens.
Leur démarche pose donc la question de la place de la société civile dans la construction de l’avenir du pays.
Pour l’Alliance citoyenne pour la Patrie, l’heure semble désormais venue de transformer cette nouvelle mobilisation citoyenne en une action durable au service de la collectivité.
Saint-Germain Ebengo