Il faut parfois avoir le courage de reconnaître ses erreurs.

En politique, nous sommes constamment exposés à une multitude d’informations : certaines sont exactes, d’autres partielles, voire orientées. Dans ce contexte, il arrive que nous construisions nos opinions davantage sur ce que nous entendons que sur ce que nous constatons réellement.
C’est donc dans un souci d’honnêteté intellectuelle que je m’exprime aujourd’hui.
Après avoir eu l’opportunité de toucher du doigt la réalité à la SONAS, d’observer son fonctionnement et, surtout, d’analyser la manière dont certains dossiers sont actuellement traités, mon appréciation de la gestion du Directeur général, Me Clément Désiré Kabongo Moba, ainsi que de son équipe, a profondément évolué.
Je découvre désormais une gestion qui mérite d’être saluée pour son orthodoxie, sa rigueur et son orientation vers les résultats.
La question des sinistrés, révélatrice d’une gestion responsable
Une compagnie d’assurances ne peut être évaluée uniquement à l’aune de sa capacité à vendre des polices. Sa véritable mission se mesure surtout au moment du sinistre : lorsque le client attend une prise en charge effective et une indemnisation conforme à ses droits.
À ce niveau, la SONAS semble avoir opéré un recentrage significatif.
Le programme « Jeudi Sinistres » en est une illustration concrète. Il permet de concentrer les opérations de traitement et d’indemnisation des dossiers, avec une mobilisation des agences autour de la Direction générale. En 2026, plusieurs opérations d’indemnisation ont encore été organisées dans ce cadre.
Au-delà des chiffres et des communiqués, ce qui interpelle, c’est la réalité humaine derrière chaque dossier : des hommes et des femmes qui attendent légitimement réparation.
Lorsqu’un sinistré voit enfin son dossier aboutir, il ne s’agit pas simplement de clôturer une ligne comptable. C’est une famille, une entreprise ou un individu qui retrouve une part de dignité et la capacité de se relever.
C’est précisément sur ce terrain que doit être jugée la performance d’une compagnie d’assurances.
La SONAS elle-même reconnaît que l’indemnisation et le suivi des victimes d’accidents figurent parmi ses priorités stratégiques.
Une perception corrigée par l’expérience du terrain
Je le dis sans détour : les informations dont nous disposions en tant qu’acteurs politiques ne reflétaient pas nécessairement toute la réalité.
Il serait intellectuellement malhonnête de persister dans la critique sur la seule base de ces informations, après avoir personnellement constaté une dynamique différente sur le terrain.
Savoir reconnaître les avancées est aussi une exigence de responsabilité.
Ce que je retiens aujourd’hui, c’est une volonté manifeste de remettre de l’ordre, d’accélérer le traitement des dossiers et de replacer le sinistré au cœur de l’action de l’assureur.
C’est là une expression concrète de la bonne gouvernance.
La politique ne doit pas être synonyme d’injustice
Nous avons le devoir de dénoncer ce qui ne fonctionne pas, mais également de saluer ce qui mérite de l’être.
L’appartenance politique ne doit jamais nous enfermer dans des positions figées, au point de nier l’évidence des faits.
Lorsque la réalité du terrain contredit les perceptions initiales, c’est notre jugement qui doit évoluer.
Après observation et analyse, je peux aujourd’hui affirmer avec responsabilité :
La gestion actuelle de la SONAS mérite d’être encouragée.
Particulièrement en matière de gestion des sinistres, où l’efficacité d’une compagnie se mesure à sa capacité à indemniser ceux qui ont subi un préjudice et qui attendent légitimement réparation.
Chapeau bas au Directeur général de la SONAS, qui a su traduire en actes la vision du Chef de l’État.
Sur ce terrain, des signaux positifs existent et doivent être reconnus.
Saluer ce qui est bien fait ne signifie pas renoncer à ses convictions politiques. C’est simplement faire le choix de l’honnêteté face aux faits.
Dans cette dynamique, l’Honorable Maître Adrien Phoba appelle la population à faire confiance à la SONAS. Il souligne que le Directeur général, accompagné de son équipe, est engagé dans un travail noble visant à redonner à cette entreprise d’assurance toute sa crédibilité et son efficacité au service des assurés.
Honorable Maître Adrien PHOBA
Président national de l’ADENAC
Défenseur des opprimés