Les opposants regroupés au sein de la coalition dite « Article 64 » annoncent leur intention de déposer, ce mardi 09 juin, une plainte contre le Président de la République, , au Palais du Peuple. Une démarche qui, à bien des égards, semble dénuée de fondement juridique et davantage motivée par une volonté de se faire entendre sur la scène politique.
Les initiateurs de cette action accusent le Chef de l’État de vouloir préparer un coup d’État contre la Constitution. Pourtant, aucun fait concret ni élément tangible ne vient étayer ces accusations. Jusqu’à preuve du contraire, le Président agit dans le strict respect des textes en vigueur. La Constitution congolaise elle-même reconnaît au Président de la République le droit d’initier un processus de révision ou de modification constitutionnelle, dans le cadre légal établi.
Cette sortie de l’opposition apparaît donc comme une tentative de manipulation de l’opinion publique, dans un contexte où le pays fait face à des défis majeurs, notamment sur le plan sécuritaire. Pendant que certaines zones du territoire national sont en proie à des conflits armés, l’heure devrait être à l’unité et à la mobilisation nationale, plutôt qu’à des initiatives politiques jugées stériles.
Il est également préoccupant de constater que ces opposants se réclament de l’article 64 de la Constitution sans en maîtriser pleinement la portée. Cet article, censé être un rempart contre toute prise de pouvoir illégale, ne saurait être instrumentalisé pour servir des intérêts politiques ou personnels.
En réalité, cette plainte annoncée semble vouée à l’échec. Elle risque d’être rejetée pour absence de fondement, tant sur le plan juridique que factuel. L’opinion publique, de plus en plus lucide, ne devrait pas se laisser distraire par ce type d’initiatives qui ne contribuent ni à la stabilité du pays ni à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
La République démocratique du Congo a besoin aujourd’hui de cohésion, de responsabilité et d’engagement patriotique. Les querelles politiques sans base solide ne font que fragiliser davantage un pays déjà confronté à de nombreux défis.
En définitive, le moment n’est pas aux accusations infondées, mais à l’action constructive pour l’intérêt supérieur de la Nation.
LE TONNERRE