
Congo Airways, une compagnie aérienne de la République démocratique du Congo, est aujourd’hui dans une phase critique : la compagnie existe toujours, mais sa flotte est en grande partie immobilisée. Le peuple congolais n’attend que sa relance, qui doit, en principe, dépendre de réformes de gestion, de financements supplémentaires et de la remise en état effective de ses avions.
Cette situation affecte particulièrement l’image de la RDC, où le transport aérien est essentiel pour relier les provinces, en raison de l’immensité du territoire national et de l’état des infrastructures routières.
Mais, en ce jour, il y a lieu de déplorer une triste réalité, que le président du Conseil d’administration (PCA) de cette compagnie aurait délibérément conçue pour remettre en cause les efforts que multiplie jour et nuit la Direction générale pour la relance de Congo Airways. Et cette mauvaise pratique du PCA daterait visiblement de l’époque de l’ancien directeur général, José Dubier.
En ce qui concerne l’actuelle Direction générale, le PCA Bertrand Ewanga a lancé dans les médias une accusation de détournement de 23 millions de dollars contre le directeur général de Congo Airways.
Cette accusation a été lancée sans preuve publique et sans saisine effective des organes compétents. Ce qui offre un spectacle honteux et pénible, dans le but de vouloir mettre au placard le DG Alexandre Mukendi, dont les capacités managériales ne peuvent pas être remises en cause, au regard des exploits réalisés dans d’autres entreprises qu’il a eu à gérer et des réformes qu’il apporte au profit de Congo Airways.
Une rumeur qui remplace les preuves
Depuis plusieurs semaines, une rumeur soigneusement entretenue par le camp du PCA agite les couloirs de la compagnie aérienne nationale et l’espace public : le directeur général, Alexandre Mukendi, aurait détourné la coquette somme de 23 millions de dollars. L’accusation est grave.
Trop grave, même, pour être traitée avec légèreté. On s’attendait donc à ce qu’elle s’appuie sur des éléments factuels : un rapport d’audit, des pièces comptables, une saisine officielle. Or, de tout cela, il n’y a rien. Absolument rien. Sauf la volonté manifeste du PCA de nuire à la réputation du directeur général.
Pas un document. Pas une signature. Pas une procédure. Rien qu’une rumeur, répétée en boucle, jusqu’à devenir une pseudo-vérité dans le débat public, alimentée par les réseaux sociaux acquis à Bertrand Ewanga.
Une institution rigoureuse existe en RDC
Face à une allégation de détournement de fonds publics dans une entreprise du portefeuille de l’État, l’Inspection générale des finances (IGF) se serait manifestement prononcée en réponse à une lettre du camp du PCA contre le DG. L’IGF avait préalablement déjà mené une mission d’audit portant sur plusieurs dossiers auxquels le PCA faisait référence dans ses accusations contre la Direction générale, sans relever de zone d’ombre. À ce jour, à la suite de ces mêmes accusations du PCA contre le DG, le ministère du Portefeuille a fait suivre une lettre intitulée « Mesures conservatoires et dispositif de suivi du processus de relance de Congo Airways », datée du 21 septembre 2026, afin de garantir la continuité du processus de relance de la compagnie aérienne nationale.
Cependant, malgré tous ces éléments, le PCA aurait manifestement tenté de manipuler les organes de la justice au moyen de plaintes dépourvues de pièces justificatives palpables. Et ceci, dans quel but ? Est-ce pour nuire à la réputation du directeur général ? La réponse, selon cette analyse, est simple : oui, parce que l’objectif ne serait pas la vérité. L’objectif serait ailleurs.
Bertrand Ewanga, ou la stratégie du chaos
Derrière cette cabale, un nom revient avec insistance : celui de Bertrand Ewanga, président du Conseil d’administration de Congo Airways. Selon plusieurs sources concordantes, ce dernier multiplierait les démarches pour incriminer le directeur général, Alexandre Mukendi. Réunions informelles, pressions sur des cadres, fuites organisées dans la presse, tentatives de mobiliser des relais politiques : la mécanique serait rodée. Elle ne relèverait pas de la bonne gouvernance, mais de la basse politique.
Car que reproche-t-on réellement à Alexandre Mukendi ? De gérer la compagnie ? D’avoir tenté de redresser une entreprise structurellement fragilisée ? Ou simplement de ne pas être l’homme qui accepte les irrégularités de Bertrand Ewanga ?
Dans les entreprises publiques, le PCA est censé fixer les orientations stratégiques et contrôler l’action du DG. Il n’est pas censé devenir le procureur, le juge et le bourreau d’un directeur général dont il souhaiterait se débarrasser. Jusqu’à aller dire à ses propagateurs : « Moi, Ewanga, s’il faut vendre tous mes habits et rester nu, je le ferai pour chasser “Muluba wana”, Alexandre Mukendi, à la tête de Congo Airways. » Et d’ajouter que : « le tribalisme… »
C’est étonnant. Quand un PCA transforme son mandat en instrument de règlement de comptes, c’est l’institution tout entière qui s’effondre.
La présomption d’innocence, principe non négociable
Rappelons un principe élémentaire, garanti par la Constitution et par tous les textes internationaux : toute personne accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. Alexandre Mukendi n’a fait l’objet d’aucune condamnation. Pourtant, il est déjà jugé, condamné et exécuté sur la place publique à la suite des accusations que le PCA Bertrand Ewanga propagerait sur les réseaux sociaux.
Cette méthode n’est pas seulement injuste. Elle est dangereuse. Elle détruit des carrières sans preuve, déstabilise des entreprises stratégiques et affaiblit la confiance des partenaires et des investisseurs. Congo Airways n’a pas besoin de cela. Le pays n’a pas besoin de cela.
Contrairement à une certaine rumeur entretenue, la relance de Congo Airways n’est pas un mythe, mais une réalité tangible, malgré un contexte de blocages internes et externes. Le directeur général a été nommé par ordonnance présidentielle le 16 janvier 2025 pour mener à bien cette mission de sauvegarde. Depuis cette nomination jusqu’à présent, quelques activités essentielles ont pu être menées sous l’impulsion du directeur général :
- Acquisition de la flotte : la compagnie a réceptionné des appareils symboles de ce renouveau. Un Airbus A320, baptisé « Étienne Tshisekedi », est arrivé à Kinshasa, prélude à la reprise des vols, aux côtés d’un Embraer E-190. Entre-temps, le type d’avion acheté par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) nécessite des pilotes expérimentés et des pièces de rechange. Comment les avoir ? Une responsabilité qui incombe au DG, dépourvu de financements supplémentaires pour mener à bien cette mission et recruter des pilotes qualifiés pour ce type d’avion.
- Transparence financière : les fonds alloués à la relance font l’objet d’une gestion rigoureuse. Les différents fonds perçus ont été intégralement affectés aux urgences sociales, notamment au paiement des arriérés de salaires, ainsi qu’aux frais opérationnels indispensables à la remise en état des avions. Il a été rapporté que le DG détiendrait toutes les pièces justificatives des dépenses engagées sous sa gouvernance.
- Les obstacles rencontrés : Il est vrai que la compagnie fait face à des difficultés anciennes. Un fait qui n’est pas contestable. Le directeur général, Alexandre Mukendi, hérite d’un lourd passif, notamment des dettes et des arriérés de salaires accumulés, conséquence des gestions antérieures. Aujourd’hui, l’actuel DG a redressé une situation qui était en berne. D’après les investigations menées à un certain niveau, la véritable crise actuelle au sein de Congo Airways est celle d’un manque criant de financement opérationnel, un blocage que la Direction générale subit, mais dont la résolution repose sur l’implication personnelle récente du président de la République, qui a évoqué la relance de Congo Airways en Conseil des ministres.
Un conflit d’intérêts et une ingérence inacceptable
Le véritable problème ne résiderait pas dans la gestion du directeur général, mais dans les conflits d’intérêts persistants alimentés par le PCA, qui entraveraient le processus de relance. L’existence d’administrateurs siégeant à la fois au Conseil d’administration de Congo Airways et à l’Autorité de l’aviation civile (AAC), comme le mentionne le personnel de l’AAC dans ses récentes dénonciations, pose la question de l’impartialité des décisions.
Cette situation, dans laquelle ceux qui devraient réguler la compagnie siègent également à son Conseil d’administration, entretient une confusion dangereuse des rôles et ne peut que nourrir des soupçons de blocage volontaire. La Direction générale dénonce cette ingérence, qui viserait à saper le travail de redressement entamé.
Chercher des poux sur un crâne rasé
Les accusations qui pleuvent contre M. Alexandre Mukendi ressemblent à une tentative de déstabilisation visant à justifier l’échec d’une relance que leurs auteurs bloqueraient eux-mêmes. À la Direction générale de Congo Airways, il est connu que le plan de redressement a reçu l’aval du gouvernement et est supervisé par le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba. Alors que le chef de l’État a exigé, en mars 2026, un plan de relance « réaliste », et malgré les instructions du gouvernement, certains semblent préférer le statu quo.
Les accusations non fondées du PCA Ewanga n’empêchent pas le DG de réitérer son engagement à sortir le Léopard volant, Congo Airways, de l’impasse, avec ou sans le soutien de ceux qui s’opposeraient manifestement à la vision du chef de l’État, celle du renouveau de l’aviation congolaise.
En définitive
Une accusation de 23 millions de dollars ne se lance pas à la légère. Elle se prouve ou se retire. En attendant, Bertrand Ewanga porte une lourde responsabilité : celle d’avoir transformé une suspicion en arme de destruction, sans passer par les voies légales, sans respecter la moindre procédure et sans égard pour l’image d’une compagnie nationale déjà fragile.
Plusieurs internautes se questionnent notamment sur les intentions cachées de Bertrand Ewanga derrière ses accusations contre le DG Alexandre Mukendi, qu’ils considèrent comme fausses. Ne s’agirait-il pas de vouloir discréditer le pouvoir en place afin de créer une mauvaise perception de celui-ci au sein de l’opinion publique ?
Les actions de Bertrand Ewanga suscitent des questionnements, d’autant plus que les internautes constatent que certains documents officiels du Conseil d’administration sont publiés sur les réseaux sociaux par des journalistes proches de l’ancien président Joseph Kabila, aujourd’hui présenté comme allié du mouvement terroriste M23. À titre d’exemple : Steve Wembi.
Alexandre Mukendi est présumé innocent. Qu’on enquête sur lui s’il existe des faits. Qu’on le juge s’il y a des preuves. Mais qu’on cesse de le condamner sur la base de rumeurs entretenues par ceux-là mêmes qui devraient garantir la sérénité de la gouvernance.
Congo Airways mérite mieux que cette guerre de tranchées. Le peuple congolais mérite mieux que ce théâtre d’ombres, lequel ne fait que renvoyer l’image connue de son instigateur, qui aimerait être mieux servi plutôt que de servir.
Dénonciation des comportements antipatriotiques
Il est intolérable et indigne de constater que des individus travaillant au sein même des institutions de la République collaboreraient subtilement avec les terroristes du M23. De tels agissements constitueraient une trahison pure et simple des intérêts de la nation. Selon les accusations formulées dans ce texte, certains éléments transmettraient des dossiers sensibles à des journalistes proches du M23, tels que Steve Wembi, dans le but inavoué de combattre la vision du chef de l’État et de discréditer son travail acharné pour la reconstruction du pays. Ces pratiques de déstabilisation, qui viseraient à saper les efforts du gouvernement et à faire le jeu de l’ennemi, doivent être fermement condamnées et dénoncées par tous les patriotes.