La gestion de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) par l’ancien Directeur Général Miguel Kashal Katemb fait l’objet présentement des enquêtes minutieuses de la part de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et de la Cour des Comptes.
Les résultats préliminaires de ces différentes enquêtes semblent très accablants pour Miguel Kashal Katemb, à en croire notre source.
Selon les éléments documentés en notre possession, cet ancien Patron de l’ARSP aurait retiré en espèces, entre 2023 et 2026, une bagatelle somme de 100,4 millions de dollars américains.
En témoignent les différents bordereaux de décaissements émis par la SOFIBANQUE durant cette période.
Très grave, l’ancien patron de l’ARSP a géré cet établissement public sous deux identités différentes. Il s’appelait à la fois Miguel Kashal Katemb et Molestine Katembwe. Et c’est avec ce dernier pseudonyme qu’il utilisait pour ordonner les sorties de fonds à SOFIBANQUE.
Selon notre source, dans ce réseau maffieux spécialisé en la dilapidation des fonds de l’ARSP, cet homme n’était pas seul. Car, dans les documents que nous nous détenons, Miguel Kashal effectuait les retraits d’argent auprès des banques avec ses proches dont les noms suivent :
- Mme Juive IKAS, ex-directrice financière, épouse du sénateur Sacré INIOKI, présenté comme un ami personnel de Miguel Kashal Katemb. Elle serait actuellement en fuite au Canada.
- M. Fabrice WENZE MUDIANDAMBU, petit frère du sénateur Sacré INIOKI et ex-directeur financier.
- M. Éric MUMWENA, avocat personnel de Miguel Kashal Katemb et directeur à l’ARSP.
- Molestine KATEMBWE, présenté comme une fausse identité utilisée par Miguel Kashal Katemb
- Le cabinet-conseil NDUMANDELE, présenté comme un cabinet conseil fantôme.
Sans présager des conclusions auxquelles l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes vont aboutir, il semble clair à présent que Monsieur Miguel Kashal Katemb a laissé beaucoup de cadavres dans les placards de l’ARSP.
Le moment est donc venu pour établir les responsabilités éventuelles et apporter des réponses aux nombreuses interrogations soulevées par ces opérations illicites.
C’est avec raison que les nouveaux dirigeants de l’ARSP appellent les autorités compétentes, notamment le ministre de la Justice, l’Inspecteur général des finances, le Procureur général près la Cour de cassation et la Cour des comptes, à poursuivre les investigations jusqu’à leur terme afin de faire, une fois pour toute, la lumière sur ce dossier qui frise la mafia à grande échelle et donc très inquiétant en matière de la bonne gouvernance dans notre pays.
Et quand on sait que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi compte sur ce secteur pour créer une véritable classe moyenne congolaise, on ne peut que se désoler de ce comportement qui a tout l’air d’une trahison contre la nation.
Le Tonnerre